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SAO LUIS À FORTALEZA

Prolongez vos aventures dans le Nord du Brésil avec Terra Nossa, notre agence partenaire spécialiste à la carte sur le Nordeste

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Sao et Alcantara

SAO LUIS LE DOUX MELANGE

Fondée par le Français Daniel de la Touche en 1612 sous le règne de Louis XIV (à qui la ville doit son nom, Saint Louis), São Luis est proclamée capitale de la France occidentale avant d’être rapidement conquise par les Hollandais, puis de tomber dans le giron portugais quelques décennies plus tard.
Les mélanges successifs de populations noire, indienne et européenne aboutirent au fil des siècles à donner à la ville son visage contemporain, métissé à majorité noire.
Riche d’un patrimoine historique et culturel de premier plan, São Luis s’est vu décerner par l’UNESCO le titre de Patrimoine de l’Humanité en 1997.

Le centre historique de la ville, avec ses 3000 édifices de l’époque coloniale en partie rénovés, offre un véritable voyage dans le temps. Et un voyage en première classe, si l’on considère la fantastique homogénéité de l’œuvre des peintres, sculpteurs et autres architectes qui, au fil des siècles, ont travaillé l’esthétique de l’ensemble. Façades colorées, grandes bâtisses aux hautes fenêtres, enchevêtrement de petites ruelles qui aboutissent parfois à une inattendue place ou à une fontaine de pierre ornée d’azulejos.

São Luis a conservé ses monuments, ses influences diverses et ainsi, indéniablement, son séduisant cachet colonial.
Le soir, la ville s’anime et différents groupes se constituent dans les rues pour danser ou jouer de la musique. Comme le dit un adage local, "celui qui s’endort à São Luis, se réveille poète".

Alcântara, splendeur révolue

Le bourg d’Alcântara est établi sur le continent, en face de l’île de São Luis. La traversée de la baie de São Marcos s’effectue en bateau de ligne en une heure environ.
Fondée en 1648 sur le site d’un village Tupinambá, Alcântara fut la résidence favorite de l’aristocratie foncière du Maranhão pendant deux siècles. Malgré sa production de canne à sucre, de sel, de coton et de riz, l’essor de l’encombrante voisine São Luis allait entraîner son déclin à partir du début du 19e siècle, accéléré par l’abolition de l’esclavage, en 1888. Cette cité assoupie a conservé son patrimoine architectural et son rythme de vie. Dès l’arrivée sur le sol d’Alcântara, le voyageur ressent le poids de l’histoire. Les vestiges de l’opulence de l’empire sont imprimés sur les ruines des palais et des demeures éparpillées dans le village aux ruelles pavées et aux petites places. La population est majoritairement noire, descendants d’esclaves restés là à la chute de l’empire portugais. Ils se sont simplement installés depuis des générations dans les demeures de leurs anciens maîtres.

Lençois

Les Lençõis Maranhenses, la vraie perle du Brésil

Le joyau de la couronne brésilienne, ce sont bien ces rangées infinies de dunes de sable parsemées de lagunes d’eau cristalline, à quelques dizaines de kilomètres de São Luis, dans le parc national des Lençóis Maranhenses, « draps du Maranhão » en portugais.
Ces draps là constituent un désert d’environ 100 km de long sur 50 de large, en bordure de l’Atlantique au nord, cerné par une forêt irrégulière au sud.
Vu du ciel, le spectacle est d’une singulière beauté : au creux des dunes gracieusement dessinées par le vent, les pluies tropicales emprisonnées ont créé d’immenses piscines d’eau douce, verte ou bleue.

Un désert hors du commun, des randonnées d’exception

La randonnée au cœur de cet espace sauvage offre elle aussi des sensations incomparables : sous un soleil implacable et dans une ambiance tout ce qu’il y a de plus saharien, la baignade est possible à tout moment, et la découverte d’improbables villages récompense les plus persévérants.

C’est superbe et unique, au point de mériter de figurer au Top 10 des sites à découvrir en Amérique du Sud, au même titre que les chutes d’Iguaçu, le Machu Picchu, le salar d’Uyuni ou le Perito Moreno.

Note : Les lagunes sont remplies de mai à novembre. Entre le mois de décembre et le mois d’avril, selon l’abondance des précipitations, elles peuvent être plus ou moins sèches.
Cette époque correspond à la saison des pluies, caractérisée par des ondées de courte durée.
A cette période le programme pourra être modifié pour que l’excursion dans les dunes se fasse dans une zone où les lagunes sont encore pleines.

Parnaiba

Le delta de Parnaíba (ou delta das Américas)

Navigateur portugais de légende, en quête perpétuelle d’un trésor qui aurait coulé dans les cales de son navire, Nicolau de Resende aura découvert une richesse bien inattendue : le delta de Parnaíba. Sauvé par les Indiens Tabajaras à la suite d’un naufrage, il envoya une lettre au roi du Portugal vantant l’incroyable et exotique beauté de l’endroit, et tentant d’imaginer pour combien de temps ces richesses demeureraient épargnées de l’avancée de l’homme.

Bien des siècles plus tard, le delta de la Parnaíba (appelé aussi delta das Américas) demeure aussi beau et majestueux qu’en ces jours lointains.
Composé de 85 îles sur une surface de 2700 km² entre les États du Piauí et du Maranhão, le delta des Amériques forme un ensemble complexe que l’on ne rencontre que sur le Nil et sur le Mékong.

Le delta de Parnaíba, écosystème unique

Dans un même écosystème se mêlent des paysages contrastés : mangrove, dunes de sable, forêt, plages de sable blanc, plaines inondables ....
La faune n’est pas en reste : crocodiles, singes, tortues et crabes cohabitent avec de nombreuses espèces d’oiseaux, notamment des hérons et des guarás (les ibis d’un rouge éclatant typiques de la région).

Le Delta se visite en général sur la route entre São Luis (ou les Lençóis Maranhenses) et Jericoacoara (ou Fortaleza).

Ilha do cajú, synthèse de la diversité du delta de Parnaíba

Il est le point de départ des excursions vers Ilha do Cajú, qui constitue l’une des plus admirables synthèses de la diversité du delta das Américas.
Originellement occupée par les redoutables indiens Tremembés, l’île passe sous le contrôle des Jésuites au XVIIe siècle, puis est mise aux enchères après leur expulsion du Brésil.
Elle passe ensuite de main en main jusqu’en 1919, date à laquelle elle est vendue à un jeune entrepreneur anglais, James Clark.
Ses descendants, prenant conscience de la valeur mais aussi de la fragilité de leur trésor, ont créé à la fin du XXe siècle une réserve assurant la préservation d’ilha do cajú, qui est restée une propriété privée.
C’est aujourd’hui un véritable sanctuaire écologique auquel n’accèdent que les privilégiés munis d’une reservation dans l’unique pousada de l’île.

Parnaíba, ville somnolente et oubliée

La ville de Parnaíba se situe sur les rives du fleuve Igaraçu. Cette paisible ville de province fut un important centre commercial à destination de l’Europe durant la période coloniale.
A partir du Porto das Barcas, la ville s’est agrandie d’imposantes villas des 18e et 19e siècles, propriété des “Voltarns Bons”, les puissants commerçants ou fermiers. La ville baigne aujourd’hui dans une atmosphère assoupie, l’activité économique s’est recentrée autour des nombreuses galeries d’art et ateliers d’artisanat.
La cathédrale, l’ermite de Nossa Senhora de Monte Serrate et les églises du Rosaire et de São Sebastião soulignent la ferveur religieuse de cette ville tranquille.
Une visite de Parnaíba comportera une excursion au Cajueiro (anacardier) de Humberto de Campos, célèbre écrivain maranhense.

Parcs nationaux

Les parcs nationaux d’Ubajara & Sete Cidades

Le Nord du Brésil est, pour la plupart des voyageurs, synonyme de plages merveilleuses et de chaleur équatoriale. C’est évidemment vrai, mais ce n’est pas tout ...
A quelques kilomètres de Fortaleza, Jericoacoara ou Camocim, à l’intérieur des terres, s’élèvent deux massifs montagneux qui abritent les parcs nationaux Sete Cidades et Ubajara.
Dans un contraste radical avec les plages assommées de soleil du littoral, ces parcs offrent une alternative de fraîcheur et de verdure, ce qui en fait une destination originale pour le visiteur souhaitant expérimenter une découverte complète du Brésil, hors sentiers battus.
L’existence de ces havres verdoyants reste confidentielle, et il faut passer les reliefs qui bordent le littoral pour découvrir ces terres hautes, véritables oasis de nature au cœur du sertão aride.

Le parc d’Ubajara, écrin de verdure

Ubajara est une petite cordillère du Ceará aux paysages verdoyants (risquons là une comparaison avec le massif central) et offrant des vues magnifiques sur les plaines en contrebas (dénivelé de 500 m).
Le climat y est doux, les vallées et les forêts à la végétation exubérante sont parcourues de rivières et de chutes d’eaux (certaines atteignent 60 mètres de hauteur).
La région regorge de grottes et peintures rupestres, le parc national d’Ubajara garantit d’excellentes surprises…

Le parc de Sete Cidades, une géologie délirante

A 110 km de là, éloigné de tout, le parc national de Sete Cidades (littéralement : 7 cités) s’élève lui aussi dans un drôle de décor. Le principal attrait de ce parc sont les impressionnantes formations rocheuses, semblables de loin à des villes, qui lui ont donné son nom.
L’exotisme de ces monuments géologiques laisse libre cours à l’imagination. Quelques-uns sont d’une incroyable ressemblance avec des animaux, telles les pierres de l’éléphant, de la tortue, tandis que d’autres rappellent des formes humaines, telle la tête de l’Empereur Dom Pedro ou la pierre des Rois Mages.
Sur quelques rochers imposants s’ajoutent de pittoresques inscriptions rupestres.
Le parc est envoûté de maintes légendes et mystères tel celui du trou de solstice. Doté d’une bonne structure d’accueil et d’une multitude de lieux propices à la baignade (chutes d’eau et piscines naturelles) le parc offre une belle option de détour… à combiner idéalement avec le parc d’Ubajara.

Jericoacoara

Jericoacoara, ou plus simplement… Jeri

Le 15 mars 1987, le Washington Post publie un palmarès des dix plus belles plages du monde.
A la surprise des Brésiliens le premier nom de la liste est celui d’une plage inconnue du littoral Ouest du Ceará au nom des plus bizarres : Jericoacoara.
Dès lors, des aventuriers du monde entier commencent à affluer sur cette plage paradisiaque et isolée.
La rèputation du site n’a depuis cessé de croître, transformant « Jeri » (le nom branché) en une véritable légende.
Rien à voir cependant avec le volume touristique des grandes stations balnéaires du littoral. Jericoacoara demeure un village de pêcheurs sans immeubles, ni asphalte, ni connexion téléphonique sûre …

Depuis la dune de Jericoacoara, un somptueux coucher de soleil

Entouré de sable et de cocotiers, Jericoacoara offre un somptueux coucher de soleil du haut de sa plus grande dune, lieu de rencontre romantique par excellence.
Dans la sérénité du lieu, l’heureux spectateur savourera le spectacle, tous les jours renouvelé, d’une boule de feu incandescente s’abîmant dans les eaux soyeuses de l’océan.
Oui, oui, tout cela ressemble à une carte postale usée, mais comment résister à son appel, et à la promesse de jours consacrés à l’épicurisme, entre plage et hamac ...
Et si Jericoacoara est trop animée à votre goût, il ne sera pas nécessaire d’aller loin pour trouver votre bonheur. A Tatajuba par exemple, plage peuplée par une poignée de pêcheurs. Pas de doute, si vous n’aimez pas être dérangé, et si vous cherchez à passer votre journée à siroter du lait de coco dans le calme le plus parfait, c’est THE endroit.

Fortaleza

Fortaleza, mégalopole du littoral nord

Plus grande agglomération du littoral nord du Brésil, Fortaleza (forteresse) est surtout connue pour ses plages, tant celles de la ville même (plus de 30 déjà), que celles des alentours.
Lors d’une visite panoramique de la ville, les plages do futuro (une centaine de bars !), de Meirelles, d’Iracema et de Mucuripe sont des arrêts obligés.
La majeure partie des hôtels, commerces et restaurants se concentrent sur l’avenue beira mar (du bord de mer), longue de plusieurs kilomètres, et véritable lieu de vie de la capitale cearense.
Pour les blasés de la plage, la ville propose d’autres attraits.
- A ponte metálica (le pont métallique) ou pont des Anglais, bâti dans les années 20 face à Iracema et longtemps utilisé comme un port de commerce.
- Le Teatro José de Alencar, superbe monument de métal et de verre édifié au début du 20e siècle.
- Le phare de Mucuripe, hommage des anciens esclaves à la Princesse Isabel (il abrite le Museu do Jangadeiro).
- Il faut aussi voir le centre Dragão do Mar de Arte e Cultura, où la culture cearense se donne à voir. Le complexe abrite aussi le Museu de Arte do Ceará et le Memorial da Cultura Cearense.
- On n’oubliera pas de faire un détour par le marché artisanal, installé dans ce qui fut une prison. Tout l’artisanat du Nordeste y est présenté, avec une préférence pour le textile (vêtements, nappes, draps …).
Enfin, question gastronomie, fruits-de-mer et crustacées sont en vedette, bien sûr.