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FORTALEZA A RECIFE

Prolongez vos aventures dans le Nord du Brésil avec Terra Nossa, notre agence partenaire spécialiste à la carte sur le Nordeste

Circuits

Buggy

Buggy, sous le soleil du Nordeste
Parfaitement adapté aux immenses plages parsemées de dunes du Nordeste, le buggy serait, selon les Brésiliens, né ici même, plus précisément à Natal.
Vrai ou faux, il n’en reste pas moins le moyen de locomotion idéal pour découvrir un littoral de toute beauté qui propose une variété de paysages peu commune.
Au long de notre aventure, nous passerons successivement par des zones de dunes aux dénivelés vertigineux, des plages léchées par une mer turquoise, de falaises ocres ou rouges surmontées de palmiers montant la garde, des marais salants faisant face à des récifs acérés, des lagunes d’eau douce ...

A 50 Km/h dans des dunes verticales, renversant !

Le terrain de jeu, qui s’étend sur près de 700 kilomètres entre Jericoacoara et Natal, nous dévoile sa palette de séduction dès les premiers instants.
Accompagnés d’un chauffeur–mécanicien professionnel, nous expérimenterons tour à tour l’ivresse de la liberté dans les étendues infinies et désertes, les montées d’adrénaline dans les pentes abruptes des dunes, l’apaisement du crépuscule quand, dans une lumière rasante, le soleil vire au rouge et s’enfonce dans la mer en quelques minutes.
Le visage caressé par les embruns, une agua de coco en main pour étancher notre soif, nous découvrirons des villages restés à l’écart de la modernité et où la pêche demeure l’activité principale.
Nous aurons souvent l’occasion de voir les hommes à l’œuvre sur des jangadas (les bateaux à fond plat typiques de la région) à la lutte avec les éléments, avant de déguster dans sa plus simple préparation (grillé !) le produit de la pêche.
Et comme ici le soleil n’oublie pas de briller toute l’année, il n’y a plus qu’à enfiler un short pour se mettre à l’heure locale et profiter de la balade.

Natal

Lors de la colonisation de l’Amérique du sud, il était de coutume de donner aux villes le nom du saint du jour de leur fondation.
Natal, qui fut établie le 25 décembre 1599, ne fit pas exception à la règle, et si son monument principal a pour nom Forte dos Reis Magos (fort des Rois mages), c’est, on l’aura compris, parce que se construction débuta un … 6 janvier, jour d’épiphanie.
Ce bastion, à l’architecture en étoile et relié à la terre ferme par une digue de 200 mètres de long, constitue le seul vestige colonial de Natal, et quasiment l’un de ses seuls intérêts culturels.
Notons quand même, pour l’anecdote, que c’est ici que Mermoz atterit en 1930 en hydravion, réalisant une première et établissant la première tête de pont de l’Aéropostale en Amérique du sud.
On pourra d’ailleurs toujours voir la maison où Saint Exupéry a logé lors de ses séjours à Natal.
C’est également ici que fut négociée et signée, entre le Président Getulio Vargas et Franklin D. Roosevelt, l’entrée en guerre du Brésil au côté des Alliés. Pas de musée pour commémorer l’événement, le bâtiment qui accueillit la rencontre est à l’abandon.

Le buggy et le Nordeste, faits l’un pour l’autre

Mais indiscutablement, ce qui a fait la renommée de Natal, c’est son superbe littoral fait de dunes de sable immenses, immaculées, sans cesse modelées par le vent de l’océan.
Ce n’est pas par hasard que le buggy, véhicule le mieux adapté à ce type de milieu, serait né ici même !
Si l’on dispose seulement d’une journée, il n’y a pas à aller très loin pour s’offrir une dose d’adrénaline : les 30 km de dunes sauvages de Genipabu se trouvent à la sortie de la ville.
Si l’on a plus de temps, le must est incontestablement le circuit en buggy de Natal à Fortaleza (ou en sens inverse) : 5 jours d’évasion, le long d’une côte sublime, de plage de rêve en village pittoresque.


Fernando de Noronha

Fernando de Noronha, archipel du début des temps

L’archipel de Fernando de Noronha est composé de 21 îles créées il y a plus de 10 millions d’années par une éruption volcanique.
Il se situe à 345 kilomètres au large des côtes du Brésil. Baigné par l’océan Atlantique, l’archipel respire la nature par tous ses pores. En 1989, il a été déclaré parc national marin. Une magnifique végétation subtropicale accueille le visiteur qui a fait l’effort d’entreprendre le long voyage jusque là.
Les possibilités pour la plongée en surface ou avec bouteilles sont excellentes. Des milliers de tortues de mer y ont élu domicile, et bien qu’il soit interdit de nager avec les dauphins, on peut néanmoins les observer facilement depuis les merveilleuses plages : Praia da Quixaba, Praia do Leão, Praia do Bode, Praia do Boldró, Praia do Atalaia, Praia do Sancho ou Praia da Conceição.
Depuis le sommet du Morro do Pico, le visiteur jouit d’une vue imprenable sur les îles. La protection de l’environnement est ici une priorité. Il y est interdit de construire et les conditions de vie sont encore quelque peu primitives. Le visiteur doit s’acquitter d’une taxe d’environnement.
Comme l’accès par la mer est difficile, le meilleur moyen de se rendre sur l’archipel est l’avion, ce qui rend l’accès et la vie dans ce paradis relativement onéreux puisque presque toutes les marchandises locales proviennent du continent.

Séjour loisir

Vous êtes logés dans une simple mais confortable maison d’hôtes. Les journées sont libres : excursions sur l’île et alentours à la découverte de l’incroyable diversité naturelle de l’intérieur ou les criques isolées. Des activités nautiques comme la plongée en apnée ou le cabotage sont aussi possibles. Si vous préférez les bouteilles au tuba, nous vous conseillons de réserver à l’avance pour être sûrs de partir chaque jour pour de fantastiques plongées.

Séjour plongée

Fernando de Noronha est une destination de plongée de classe mondiale grâce à ses eaux chaudes (28ºC) et transparentes (30 mètres de visibilité), et bien sûr grâce à sa faune aquatique : dauphins, tortues, requins et une grande variété de poissons de récifs. L’archipel propose de nombreux spots de plongée sur la barrière de corail qui entoure l’île. On peut aussi plonger autour d’une épave, le Ipiranga Corvet, à 63 mètres de profondeur.

Le sertao

Mystères du Sertão

Si le mot sertão est généralement lié à la région du Nordeste du Brésil, son sens originel se réfère à une zone éloignée des centres urbains, ou aux arrière-pays et campagnes (il peut être comparé au concept d’outback, en Australie).
Le sertão du Nordeste se caractérise par la prédominance d’un climat semi-aride et l’alternance de périodes de pluies et de sècheresses.
Certaines sont terribles, qui durent plusieurs années, ravageant les faibles récoltes, décimant les maigres troupeaux, et poussant à l’exode les sertanejos (les habitants du sertão).
Sur cette terre de misère couverte de caatinga (écosystème typique du sertão, composé d’arbustes épineux, de cactus et d’herbes drues) s’est développé un artisanat et un folklore d’une grande diversité et d’une richesse créative exceptionnelle.
Figurines de bois, statuettes de céramique, littérature de cordel, forró, le Nordeste abonde de traditions et compte parmi ses représentants quelques véritables légendes, comme J. Borges, maître de la littérature de cordel, ou encore Luiz Gonzaga, surnommé le roi du forró, et inspirateur de la jeune garde musicale brésilienne.

Le Sertão nordestin, terre de fables et de secrets

Au cœur de cette formidable culture populaire, deux figures incontournables, presque obsédantes.
D’une part les retirantes, personnages faméliques fuyant la sécheresse, abandonnant tous leurs biens pour rejoindre à pied, baluchon à l’épaule, l’une des villes de la côte.
D’autre part les cangaceiros, fabuleux bandits de grands chemins qui écumèrent jusqu’aux années 1930 les immenses espaces désertiques, terrorisant les puissants comme les plus humbles.

Toujours des histoires d’hommes, aux prises avec une terre ingrate et implacable qui leur a enseigné à gagner durement leur vie et à la consommer sobrement.
Si les sertanejos sont à son image, dépouillés et hermétiques, ils savent aussi faire preuve d’une irréprochable solidarité envers leur voisin, et d’une admirable hospitalité envers l’étranger.
Voilà qui constitue la plus belle des invites pour le voyageur curieux …

Recife et Olinda

Recife & Olinda

Recife compte parmi les plus anciennes villes du Brésil. Les Portugais s’y installèrent les premiers et durent lutter longtemps avant de repousser Français et Hollandais au nord, dans les Guyanes.
Très vite, grâce à l’essor de la culture de la canne, le bourg prospéra, et il devint nécessaire d’agrandir la colonie.
Olinda, sur un site magnifique à quelques encablures de là, devint le siège de la bourgeoisie et de l’administration, tandis que Recife devenait un port de première importance, affirmant sûrement son statut de centre commercial, puis industriel à partir du XIXe siècle.

Aujourd’hui, Recife présente le visage d’un dédale urbain enchevêtré dans la nature.
Le centre occupe le cœur d’un réseau de fleuves qui terminent ici, dans un environnement de mangrove, leur parcours jusqu’à la mer, ce qui a valu à la ville sa réputation, exagérée, de "Venise brésilienne".
Cette topographie particulière rend difficile l’orientation, et du même coup brouille l’approche d’une ville dont les habitants font preuve de réserve avant d’exprimer leur cordialité.

Dans la moiteur de Recife

Recife est incontestablement une ville qui mérite que l’on fasse appel à un guide pour la découvrir, puis y goûter.
Les centres d’intérêt sont disséminés à travers la ville, et l’on passe dans la même journée des vestiges coloniaux du centre ancien (chapelle dorée, igreja da Ordem Terceira de São Francisco, forte das cinco Pontas, tour Malakoff, rue Bom Jesus ...), aux plages de Boa Viagem, en passant par le quartier des marchés à l’agitation permanente.
Devant le siège du plus vieux quotidien d’Amérique du Sud, le "Diario du Pernambuco", les vendeurs ambulants proposent mangues et papayes, tandis qu’à quelques pas de là, on déguste des beignets de crevettes "feitos na hora", faits à l’instant.
On pourra également visiter de nombreux musées (de l’homme du Nordeste, archéologique, d’art moderne ...) et faire un détour curieux au musée de Francisco Brennand, l’un des artistes emblématiques d’une ville qui se distingue par son foisonnement culturel.

Le sociologue Gilberte Freyre (dont on peut visiter la maison, transformée en fondation) naquit et vécut à Recife.
La ville a également vu éclore ces dernières années le Mangue Beat (littéralement le rythme de la mangrove), une fusion des courants musicaux venus d’Occident (rock, électro, rap …) et des rythmes traditionnels.
Ceci n’étonne pas quand on connaît l’extrême richesse du patrimoine culturel à la disposition des artistes contemporains.
Nous sommes sur la terre du Frévo, une danse acrobatique et spectaculaire qui s’exécute sur des airs rapides joués par une fanfare de cuivres.
A quelques kilomètres de Recife, Nazaré da Mata est la capitale du Maracatu, un rite inspiré de la tradition africaine du couronnement des rois noirs. Des costumes somptueux et de puissantes percussions le caractérisent.
A l’intérieur du Pernambuco, on découvrira un artisanat d’une grande diversité et d’une richesse créative exceptionnelle, où dominent les représentations des cangaceiros, mythiques bandits de grand chemin du sertão.

Olinda, la belle, endormie depuis le XVIIIe siècle

A quelques kilomètres de Recife (à vrai dire, presque un quartier de la ville), les collines d’Olinda ont tout de la carte postale. Située à 8 degrés sous l’Equateur, cette masse verte de cocotiers et de manguiers, bercée par les vents de l’Atlantique et bordée de plages de sable blanc, domine une mer turquoise.
La légende raconte que le premier gouverneur portugais de la région fut si ému par la beauté du site qu’il s’exclama "O linda situação para uma vila" c’est-à-dire "quel site merveilleux pour une ville".

Olinda est devenue l’un des trésors du patrimoine culturel brésilien. On admire aujourd’hui le Convento São Francisco, premier couvent franciscain du Brésil. Caché au milieu des cocotiers, il fut reconstruit entre 1715 et 1754. Des moines vivent encore dans ce décor baroque. La sacristie et le déambulatoire sont recouverts d’azulejos du XVIIIe siècle, ces céramiques bleues importées du Portugal, qui racontent l’Histoire Sainte.
La visite d’Olinda, inscrite au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, offre, à travers ses rues étroites et en pente, un voyage dans l’univers colonial portugais.