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Fazendas de Café au Brésil

Fazendas : des propriétés agricoles qui se visitent

 

Par Sandrine Bavard, le 13/05/2019

Les fazendas, ces gigantesques exploitations agricoles, font partie de l’histoire du Brésil. Certaines s’ouvrent désormais aux visiteurs : l’occasion de découvrir tout un pan du patrimoine !

Les fazendas sont de grandes, très grandes propriétés agricoles à l’image des dimensions gigantesques du pays : entre 200 à 50 000 hectares pour donner un petit ordre d’idées. Pratiquant souvent la monoculture dédiée à l’exportation, elles exploitent le bois, la canne à sucre, le café et le cacao, et plus récemment la viande, le maïs ou le soja de façon plus intensive.

Un héritage colonial

Les fazendas ? Elles sont l’héritage des plantations coloniales. Au XVe siècle, le roi du Portugal octroie des « capitaineries », larges portions de territoire, à des « donataires », sortes de gouverneurs locaux, qui ont pour mission de développer et gérer ces territoires pour le compte du royaume. Ces donataires accordent ensuite des « sesmaria », des concessions de terres à des colons jugés méritants, souvent pour récompenser des nobles, navigateurs ou militaires pour les services rendus.

 

Une agriculture d’export

La colonisation portugaise a façonné la stratégie agricole du pays pour des siècles, même après l’indépendance du Brésil en 1822 : il s’agissait de produire des denrées à grande échelle, et les exporter d’abord vers l’Europe, puis vers les Etats-Unis et le monde entier. Cela a débuté avec les plantations de canne à sucre dans les Etats du Pernambuco et Bahia dans le nord-est du Brésil aux XVIe et XVIIe siècles.

 

Pour satisfaire la demande mondiale, le Portugal a déporté pas moins de 5 millions d’esclaves originaires d’Afrique vers le Brésil, travaillant essentiellement dans l’industrie sucrière. Cela a continué avec le café, qui a connu son âge d’or au milieu du XIXe siècle, particulièrement dans l’Etat de Rio de Janeiro qui compte plus de 200 anciennes fermes : cette culture a périclité très vite après l’abolition de l’esclavage en 1888 (à laquelle les grands propriétaires étaient farouchement opposés). Aujourd’hui, la viande, le soja et le maïs ont pris le relais, le Brésil en étant respectivement 1er, 2e et 3e producteur mondial.

 

Une lutte contre les inégalités

Ce système colonial a aussi favorisé la concentration des terres entre les mains de quelques-uns, les grandes familles coloniales hier, les grandes sociétés multinationales aujourd’hui (Chevron-Texaco, Shell, Rockefeller). Résultat : le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires qui soient : en 2006, le recensement sur l’agriculture et l’élevage réalisé par l’INSEE brésilien révélait que 0.8 % des grands propriétaires possédaient à eux seuls 31,7 % des terres, tandis que 73.7 % des petits paysans disposaient seulement de 12 % de terres.

En réaction à cette inégalité frappante, le Mouvement des sans-terre est né en 1985, avec un objectif : donner un lopin de terre à cultiver aux paysans pauvres qui n’en ont pas, occupant des terres parfois au péril de leur vie.

 

Le MST comptait beaucoup sur l’arrivée au pouvoir de Lula en 2003, l’ancien métallo proche du peuple, pour changer les choses puisqu’il avait promis une réforme agraire de grande ampleur. Il y a eu des redistributions, parfois spectaculaires, comme celle de la fazenda Itamaraty, l’une des plus grandes du Brésil, qui employait jusqu’à 25 000 personnes et appartenait à Olacyr de Moraes, surnommée le « roi du soja », avant de faire faillite dans les années 2000. Elle a été rachetée par l’Etat et cédée pour moitié à des familles et coopératives du Mouvement des sans-terre. Mais c’est insuffisant pour le MST qui réclamait l’attribution de terres à un million de familles en quatre ans !

Un débouché touristique

Malgré cette histoire tumultueuse, le Brésil est en train de prendre conscience de la richesse de ce patrimoine. A l’instar d’une route des vins en France, se dessine par exemple une route du café dans l´Etat de Rio de Janeiro, qui compte plus de 200 anciennes fermes de café. Elle se déploie notamment dans un triangle d’or, compris entre Valença, Barra do Pirai, et Vassouras dans la vallée du fleuve Paraíba à l’intérieur des terres, qui concentre une trentaine de fazendas. C’est là que fut produit l’essentiel du café brésilien au XIXe siècle.

Certaines fazendas poursuivent leurs activités tout en proposant de faire découvrir leurs plantations ou le processus de torréfaction aux visiteurs, d’autres ont été aménagées en hôtel et offrent la possibilité aux touristes de dormir dans de très belles demeures. Car oui, les riches propriétaires ne regardaient pas trop à la dépense quand il s’agissait de construire leurs villas et ils souhaitaient surtout… en construire une plus belle que le voisin. Sur place, on peut profiter de la nature environnante dans un cadre magnifique et participer à diverses activités : dégustation de produits locaux, spectacles et concerts, randonnée en buffle ou à cheval…

 

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Ayrton Senna, un pilote de légende

Ayrton Senna, un pilote de légende

Par Sandrine Bavard, 06/05/2019

Un triste jour de mai 1994, le pilote brésilien Ayrton Senna, triple champion du monde de F1, perdait la vie sur le circuit automobile d’Imola, lors du Grand Prix de Saint-Marin. Retour sur une légende et l’idole de tout un peuple.

Ayrton Senna est né le 21 mars 1960 dans la banlieue de São Paulo, dans une famille aisée. Son père, Milton Senna, qui a fait fortune en créant une société spécialisée dans les pièces détachées automobiles, fait construire un mini kart pour son fils. A 13 ans, alors qu’il dispute sa première course de karting en compétition, Ayrton Senna signe la première victoire de sa carrière. L’adolescent fait déjà preuve d’une obstination hors du commun pour son âge, enchainant les tours de piste sous la pluie pour améliorer ses réflexes, montant et démontant les moteurs pour en connaître les moindres détails. Il devient champion d’Amérique du Sud de la discipline en 1977, et vice-champion du monde en 1979 et 1980.

Mais le surdoué a des ambitions bien plus grandes et se voit pilote de monoplace. Pour cela, il quitte le Brésil pour l’Angleterre, passage obligé pour tous les pilotes qui rêvent de faire carrière. Il fait sensation sur les circuits automobiles dans les championnats britanniques et d’Europe de Formule Ford 1600 et 2000. Il devient champion de Grande-Bretagne en F3 en 1983, s’ouvrant les portes de la F1.

 

Magic Senna : un pilote hors norme

Ayrton Senna signe chez Toleman et participe à son premier championnat du monde en 1984. Il marque les esprits au Grand Prix de Monaco, tant par ses qualités de pilote que pour son caractère bien trempé : les commissaires de piste décident d’interrompre la course à cause des trombes d’eau qui s’abattent sur la piste. Alain Prost en tête se plie au règlement, contrairement à Ayrton Senna qui franchit la ligne d’arrivée en premier, mais en contrevenant à la réglementation. Il n’est pas disqualifié, mais rétrogradé à la deuxième place. Ce coup d’éclat et sa 10e place au championnat du monde à la fin de la saison lui permettent de signer chez Lotus-Renault pour la saison suivante et de disposer d’une voiture plus performante.

Lors du championnat du monde de 1985, c’est encore sous le déluge qu’il éclabousse tous ses concurrents de son talent : à Estoril, lors du Grand Prix du Portugal, il signe la pole position, le meilleur tour, et sa première victoire après avoir fait la course en tête. Il hérite alors d’un surnom : »Magic Senna ». Cette saison-là, il l’emporte aussi sur le circuit de Spa-Francorchamps, terminant la saison à la 4e place. Il réalise encore deux saisons très honorables dans l’écurie de Lotus-Renault, avec quatre victoires en Grand Prix.

 

 

Trois fois champion du monde

Ayrton Senna passe la vitesse supérieure en signant chez McLaren-Honda en 1988, l’année de la consécration. Il décroche 13 pole positions, battant les records de ses prestigieux prédécesseurs (Niki Lauda, Nelson Piquet). Il remporte 8 victoires en Grand Prix et devient champion du monde devant son grand rival et co-équipier Alain Prost.

Le pilote français prend sa revanche l’année suivante, en devenant champion du monde devant…Ayrton Senna. L’animosité entre les deux hommes éclate au grand jour au Grand Prix du Japon : Senna remporte la course, mais est disqualifié pour avoir court-circuité une chicane lors d’un accrochage avec Prost. Il écope aussi d’une amende et d’une suspension. Senna accuse alors le président de la FIA, le Français Jean-Marie Balestre, d’avoir favorisé son compatriote.

 

Battre Alain Prost à tout prix

Un autre accrochage fera couler beaucoup d’encre la saison suivante, toujours au Grand Prix du Japon, toujours entre Prost parti chez Ferrari et Senna resté chez McLaren-Honda. Sur le circuit de Suzuka, la pole position se trouve sur la partie poussiéreuse de la piste, alors Senna demande à ce qu’elle soit déplacée sur la partie propre. On lui aurait accordé la veille, puis refusé le Jour J. Distancé au départ par Prost, le Brésilien l’attaque dès le premier virage pour une collision mémorable. Senna finit champion du monde, mais sa conduite dangereuse provoque un tollé chez certains pilotes et commentateurs.

 

Héroïque à domicile

Lors du championnat de 1991, Ayrton Senna remporte son troisième et dernier titre de champion du monde, avec 7 victoires à son actif. Sa victoire la plus marquante, celle qui l’inscrit un peu plus dans la légende, a lieu à domicile, devant son public, à Interlagos. Malgré un pépin mécanique (une boîte de vitesse qui donne des signes de faiblesse à 20 tours de l’arrivée), Senna tient bon et force l’admiration, en finissant au bord de la tétanie : « Quand j’ai franchi la ligne, j’ai trop levé le pied et le moteur a calé. Toute la douleur accumulée m’a saisi. J’ai sorti mes bras du cockpit mais je ne pouvais plus me lever. J’ai pleuré de douleur et j’ai ri en même temps », raconte le héros de tout un peuple, qui a fait flotter haut le drapeau brésilien sur tous les circuits du monde.

Un tragique 1er mai 1994

Le destin du champion s’est brisé le 1er mai 1994 lors du Grand Prix de Saint-Marin, une épreuve maudite. La veille, lors des essais, Rubens Barrichello se blesse, Roland Ratzenberger meurt. Senna en est très affecté et a de mauvaises sensations : il préfère renoncer aux essais, mais il est tout de même sur la ligne de départ le lendemain. Il est en tête lors du 7e tour quand sa F1 quitte la piste à 210 km/h pour venir percuter un mur. Sous la violence du choc, un triangle de suspension se brise et transperce son casque au niveau de l’arcade sourcilière. Le pilote brésilien décède dans l’après-midi à l’hôpital de Bologne. Ironie du sort, il avait dans son cockpit un drapeau autrichien pour, en cas de victoire, rendre hommage à son collègue Ratzenberger mort la veille. Dans les coulisses, il s’activait également pour monter un comité de pilotes pour renforcer la sécurité sur les circuits.

 

Une légende du sport

Sa mort prématurée, à l’âge de 34 ans, a causé une véritable onde de choc dans le monde du sport et dans son pays. Son bilan sportif est remarquable : 41 victoires, 65 pole positions, 87 départs en première ligne ! Mais le pilote était bien plus que des statistiques : un génie insaisissable ! Bien qu’il ne soit pas le plus capé des pilotes (Schumacher, Fangio et Prost ont glané plus de titres que lui) Ayrton Senna est bien souvent considéré comme le plus talentueux. Un sondage mené en 2009 auprès de 217 pilotes et paru dans le magazine britannique Autosport l’a consacré comme le plus grand pilote de tous les temps.

 

Pour aller plus loin :
Le site dédié à la mémoire du pilote
https://www.ayrtonsenna.com.br/en/

 

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La Copa America – Brésil 2019

La Copa America – Brésil 2019

 

Par Victoria, le 29/04/2019

Après l´ultime édition de 2016 organisé aux Etat Unis. C´est nul autre que le Brésil qui a été choisi pour être le pays hôte de l´édition 2019 de la Copa America. Au total, ce sont 5 villes brésiliennes, Salvador, São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte et Porto Alegre qui accueilleront la compétition.

Le Brésil qui a déjà organisé la Coupe des Confédérations en 2013, le Mondial en 2014 et les Jeux Olympiques d´été de 2016, organisera cette année la 46ème édition de la Copa America qui se déroulera du 14 juin au 7 juillet 2019. Les 12 nations participantes à la compétition, sont composées de 10 pays sud-américains et de deux pays invités qui sont cette année, le japon dont c’est la deuxième participation et le Qatar participant pour la première fois.

L´occasion de découvrir sous un angle nouveau, ces grandes villes Brésilienne et leurs stades mythiques :

Rio de Janeiro


São Paulo


Estádio do Maracanã

Capacité : 78 838 personnes

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Nommé Estádio Jornalista Mário Filho en 1966 en hommage au journaliste sportif et écrivain Mário Filho, il est rapidement surnommé le Maracanã, nom du quartier où il est situé. Il peut accueillir entre 73 000 et 79 000 personnes, mais sa fréquentation record a été atteinte lors du concert de Tina Turner et Paul McCartney avec plus de 180 000 personnes.
Les très populaires équipes du CR Flamengo et du Fluminense FC, s´y entrainent régulièrement.
Cette année, ce sera le satde de la finale de la Copa America.

Estádio do Morumbi

Capacité : 66 795 personnes

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Au début des années 50, la ville de Saõ Paulo commença à chercher un site pour construire un nouveau stade. Ils ont finalement réussi à acheter un terrain dans la région de Morumbi.  Après de nombreux soucis de financement due au trop grand projet, le stade a été officiellement nommé Stade Cícero Pompeu de Toledo, mais il a rapidement été référé au Morumbi. Le stade appartient au São Paulo Futebol Clube, qui y joue ses matchs à domicile.

Arena Corinthians

Capacité : 47 605 personnes

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L´Arena Corinthians possède un design unique et novateur. De forme rectangulaire, il rapproche les supporteurs du terrain de jeu et assure la visibilité à toutes les personnes présentes. Le supporteur a le sentiment d’être très proche de l´action qui se passe sur le terrain.

Depuis sa construction, le Corinthians Arena est devenue une attraction touristique à São Paulo, donnant une projection sans précédent au quartier d’Itaquera.

 

Salvador


Porto Alegre


Belo Horizonte


Mineirão Stadium

Capacité : 58 170 personnes

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Mineirão officiellement le stade Governador Magalhães Pinto, il est le plus grand stade de football de l’État de Minas Gerais. Il a été créé en 1965 et est situé à Belo Horizonte.

Il a accueilli de nombreuses compétitions internationales comme la coupe du monde et les jeux olympiques et aujourd´hui va resservir pour la Copa America 2019. Etant une propriété de l’état de Minas Gerais, elle est utilisée par Cruzeiro, l’Atlético Mineiro y disputant ses matches.

Arena do Grêmio

Capacité : 55 662 personnes

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L’Arena do Grêmio est un stade situé dans le sud du Brésil à Porto Alegre. Inaugurée en 2012, le complexe comprend un centre de conférence et de congrès, un hôtel, un centre commercial, des logements, des condominiums et un parking.

L’arène elle-même vise à être fonctionnelle tout au long de l’année.

Itaipava Arena Fonte Nova

Capacité : 51 900 personnes

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L’Itaipava Arena Fonte Nova ou Arena Fonte Nova est un stade situé dans la ville de Salvador dans la région de Bahia. Il est l’une des 12 enceintes qui ont accueilli des matchs de la Coupe du monde de football de 2014 et l´un des 5 stades qui accueillera la Copa America cette année.

Entre remise de diplôme, défilé de mode, réunions d´affaire ou de ce que l´on appelle les électroniques aux soirées évangéliste cet endroit bénéficie à tous les âges et de tous type d´évènements.

 

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http://copaamerica.com/

Pour assister aux matchs, places en vente ici :

https://ingressos.copaamerica.com/

 


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Street Art au Boulevard Olímpico

Street Art au Boulevard Olímpico

Par Sébastien, le 14/04/2019

Accompagné par Nina, notre guide carioca spécialiste en Street Art, l’équipe de terra Brazil vous emmène aujourd’hui dans la zone portuaire de Rio de Janeiro. Pour un décryptage des œuvres du boulevard Olímpico. Complètement réaménagé pour les Jeux Olympique de 2016, les hauts murs des anciens docks sont devenus en quelques années le support d’une expression artistique vibrante. Encouragé par la décriminalisation du graff en 2014 par la municipalité de Rio de Janeiro.

Au cours d’une promenade de quelques heures le long du boulevard Olímpico, Nina décrypte pour nous les principaux graffs du boulevard. L’occasion pour elle d’aiguiser nos regards de néophytes sur les thématiques et les différentes techniques utilisées par les artistes de Street Art. En partageant sa connaissance des artistes, elle nous donne les clefs d’une meilleure compréhension de ces fresques devant lesquels nous sommes tous déjà passé sans jamais y avoir réellement prêter attention.

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L'équipe Terra Brazil sur le Boulevard Olímpico

Décryptage des murs de l´Armazém da Utopia…

Un graff

Réalisé en 2016 par l’artiste Heitor Correa
Instagram : @heitorcorreaart

 

Cette tortue est une allégorie du Brésil, les pattes embourbées dans les boues toxiques de la catastrophe de Mariana de 2015. Sa carapace représente le Morro da Providência, la première favéla apparut à Rio de Janeiro à la fin du XIXème siècle. Le sinistre singe sur son dos illustre le gouvernement et sa politique de démantèlement des communautés, arrachant les maisons du Morro. En vous rapprochant de la fresque vous percevrez que l’artiste a signé de son nom l’un des toits de cette favéla dont il est originaire…

Un projet artistique

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L'équipe de Terra Brazil et notre guide Nina devant les murs de l'armazém Utopia

Vous trouverez sur les murs et les portes de l’Armazém da Utopia, un projet artistique célébrant le bicentenaire de la « mission artistique française ».

En 1816, sollicités par la couronne portugaise, un groupe d’artistes français fut invité au Brésil pour créer l’Académie des Beaux-Arts de Rio de Janeiro, alors capitale du nouveau royaume. De ce voyage, l’artiste Jean Baptiste Debret dressera un portrait presque ethnologique du quotidien des esclaves, des Indiens et des colonisateurs à travers plusieurs centaines de dessins détaillés, parfois ironiques et souvent dénonciateurs.

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Aquarelle de Jean Baptiste Debret
Aquarelle de Jean Baptiste Debret

En 2016, 7 artistes de Street Art brésiliens, Afa, Airá “O Crespo”, Lya Alves, Gil Faria, Meton Joffily, Ràl Dozanime et Smile ont été invité à réinterpréter les aquarelles de Debret. L’occasion pour les graffeurs de donner un point de vue contemporain sur l’esclavage et la place de l’Homme noir dans la société brésilienne. Chaque graff est accompagné d’une miniature de l’aquarelle originale pour permettre à l’observateur de comprendre l’intervention de l’artiste. Pour compléter ces panneaux de grands formats, des élèves de classes primaires d’écoles publiques de la Zona Norte de Rio ont mené une réflexion sur les articles de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En résulte des dessins en forme de bulles peints sur carreaux de céramiques blanches qui viennent encadrés les œuvres de leurs aînés.
Un projet artistique social et humaniste mettant en perspective le Brésil d’hier et d’aujourd’hui.

 

 

Pour aller plus loin
L´excellent site participatif StreetArtRio qui géolocalise toutes les œuvres de Street Art de Rio de Janeiro :
http://streetartrio.com.br

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Une artiste française mise à l’honneur à Inhotim

Louise Bourgeois, une artiste française mise à l’honneur
à Inhotim dans le Minas Gerais

Par Ivanilde, le 27/03/2019

L’institut Inhotim se situe à 62 kilomètres de Belo Horizonte, capitale de l’état du Minas Gerais, dans la ville de Brumadinho. Inhotim est un musée à ciel ouvert  que l’on peut qualifier de récent, il n’a pas encore 20 ans. Crée en 2002, l’objectif de l’institut est la protection des oeuvres d’arts d’artistes brésiliens.

À sa création, l´institut Inhotim n’était pas ouvert au public c’est seulement à partir de 2005, afin de développer les activités socio-culturelles, que l’institut ouvre ses portes au public. À partir de là, les artistes des quatre coins du monde voient leurs oeuvres d’art exposés au musée d’Inhotim à Brumadinho.

Louise Bourgeois - © Robert Mapplethorpe
Louise Bourgeois - © Robert Mapplethorpe

 

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Une française à Inhotim : Louise Bourgeois

 

Des artistes japonais aux artistes américains, les français ne sont pas non plus en restent. Le 15 décembre dernier, le musée a accueilli l’oeuvre d’une grande artiste française du 20ème siècle, Louise Bourgeois ( Luíze Buriuá en portugais). Elle est connue pour ses oeuvres d’art comtemporaines et qui ont pour fil conducteur l’être humain de sa  procréation à sa création, et de son développement au sein du cercle familiale.

 

Après le Musée d’Art Moderne de São Paulo, situé dans le célèbre Parc d’Ibirapuera, Inhotim se voit responsable jusqu’au 14 avril 2019 d’une des plus célèbre oeuvre d’art de Louise Bourgeois. « Maman » plus connue sous le nom d’« Araignée ». Une oeuvre de 3,5 mètres de hauteur que l’artiste a fait en hommage à sa mère.

L´oeuvre "Maman" - Louise Bourgeois
L´oeuvre "Maman" - Louise Bourgeois

«  Ma mère était ma meilleure amie. Elle était intelligente, patiente, tranquille, délicate, travailleuse, indispensable et surtout elle était une tisseuse – comme une araigneé. »

Louise Bourgeois

 

 

Il n’y a plus qu´à…

 

Une journée ne sera pas suffisant pour découvrir l’ensemble du parc qui s’étale sur presque 790 hectares au milieu de la forêt Altantique. Lors d’un voyage dans le Minas Gerais en famille ou bien entre amis, un petit saut à Inhotim vaut vraiment le détour pour découvrir ses nombreuses expositions d’artistes nationaux et internationaux.


Lojas Botânica e Design

R. B, 20, Inhotim

Brumadinho, MG – Brasil

MG, 35460-000

 

https://www.instagram.com/inhotim/
https://www.inhotim.org.br/


 

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Le Palácio Quitandinha, le palace oublié

Le Palácio Quitandinha, le palace oublié

Par Sébastien, le 01/03/2019

Aujourd´hui l’équipe de Terra Brazil est partie prendre un bol d’air pur à 68 km au nord-est de Rio de Janeiro sur les hauteurs de Petrópolis, visiter le Palácio Quitandinha. Après une heure trente de voyage nous sillonnons entre les contreforts des petites montagnes de la Serra. Au détour d’un vallon nous entrons dans la ville de Petrópolis et nous sommes directement accueillis par l’imposante silhouette de l’ancien palace, un arrêt s’impose…

Au premier regard ce qui surprend ce sont tout d’abord ces façades au style franco-normand, réminiscence du style en vogue à la fin du XIXème siècle dans les casinos européens, comme un faux air de Deauville au milieu d’une forêt luxuriante mais la vraie surprise est à l’intérieur…

Une fois passé les portes de ce géant de pierre, c’est un voyage dans le temps qui s’opère, et nous voilà transportés aux débuts des années quarante. Alors que l’Europe se déchire, c’est l’âge d’Or des Amériques.

Bienvenue dans le faste et la démesure hollywoodienne d’une décoration intérieure signée par la décoratrice américaine, Dorothy Draper. Les immenses corridors et espaces de réceptions du Rez-de-chaussée dont les plafonds culminent à une dizaine de mètre, manient l’art des superlatifs et de la théâtralité. À coup de moulures baroques, de lustres imposants et d’appliques aux volutes disproportionnées, le tout rehaussé par une palette de couleurs toute tropicale qui signe le style de Dorothy draper.

Visite guidée…

Le Palácio Quitandinha
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

Le salon Mauá

L´ancienne salle du casino, est surmonté d’une coupole de 30 mètres de hauteur pour un diamètre de 50 mètres. Son acoustique très particulière y fait reproduire un écho jusqu’à 14 fois. Imaginez, le bruit des croupiers sur les tables de jeux…

Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

La salle de spectacle

De 1.200 places, elle possède une scène principale et deux scènes circulaires latérales. Tandis qu’au parterre les dossiers en forme d’ailes de papillons, des fauteuils rose pâle viennent répondre aux courbes des balcons et des moulures.

Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

La cage tropicale

À la croisée des couloirs du bâtiments, cette immense cage tropicale accueillait autrefois une fontaine agrémentée de plantes et d’oiseaux exotiques tout en distribuant les espaces du Rez de chaussée.

Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

La piscine intérieure

En forme de piano, elle atteint jusqu’à 5 mètres de profondeur et ses murs sont décorés d’une fresque de carreaux de céramique inspirée de « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules vernes.

Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

Les cuisines

La démesure toujours, à l’image de cette cuisine stratégiquement placée dans l’hôtel, pouvant servir plusieurs milliers de repas par jour et dont chaque angle dessert une aile différente du palace pour un service efficace et rapide.

Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle
Le Palácio Quitandinha - © Flagrante / Romullo Fontenelle

Ce lieu est un voyage dans le temps, le témoignage vivant d’une époque révolue, où fuyant la chaleur écrasante de Rio de Janeiro, une élite brésilienne et internationale prenait le temps de voyager. Où l’on s’installait pour la saison dans de confortables suites tout en se donnant le frisson aux tables de jeux.

Après une heure trente de visite guidée, nous ressortons du Palácio Quintandinha comme on ressort d’un songe au pays du magicien d’Oz… Charmés…

L´équipe Terra Brazil au Palácio Quitandinha
L´équipe Terra Brazil au Palácio Quitandinha

– Le Palácio Quitandinha –

Le Palácio Quitandinha

Construit pendant la seconde guerre mondiale, sous les ordres de l’entrepreneur brésilien Joaquim Rolla. Cet hôtel de luxe devait concurrencer le Copacabana Palace de Rio de Janeiro.

 

D’une superficie totale de 50 mille mètres carrés, disposant de 440 chambres, de 13 suites, d’un casino, d’un bowling, d’une salle de spectacle de 1.200 place, d’un club de jazz, d’une piscine intérieure, d’une enfilade de salons etc. Il est lors de son inauguration sous le nom « Casino Hotel Quitandinha », le plus grand casino hôtelier d’Amérique latine. À l’époque, rien n’est trop beau et l’on n’hésitera pas à faire venir de la plage de Copacabana, le sable nécessaire à l’aménagement des berges du lac artificiel situé devant l’hôtel. De nombreuses personnalités telles que Errol Flynn, Orson Welles, Henry Fonda, Maurice Chevalier, Greta Garbo, Carmen Miranda, Walt Disney, traverserons les couloirs et les salons de ce paquebot du luxe.

 

Ironie de l’histoire, les jeux de hasard seront interdits au brésil le 30 mai 1946 par décret du gouvernement fédéral sous la présidence d’Eurico Gaspar Dutra. Le casino fermera ses portes deux ans après son ouverture… L’hôtel quant à lui restera ouvert jusqu’au début des années soixante. Après sa fermeture en 1963, les chambres seront revendues comme appartements privés. En 2007, les immenses espaces de réception du rez-de-chaussée seront restaurés par le SESC (Organisation de commerce brésilienne) et ouvert au public.

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Le Caminho da Mata Atlântica, une randonnée de 3.800 Km

Le Caminho da Mata Atlântica, une randonnée de 3.800 Km

Par Ryan, le 26/02/2019

Un sentier de randonnée inspiré par la Appalachian trail des États Unis au Brésil ?
Ce sera bientôt une réalité avec le Caminho da Mata Atlântica, un parcours de près de 3.800 km passant par 5 états brésiliens de la côte Sud Est du Brésil, entre mers et montagnes dans l’un des environnements les plus riches en biodiversité de la planète.

Le projet initial est apparu en 2012, mais n’a été mis en pratique qu’en 2014 avec la création du mouvement Borandá (partenariat entre le WWF-Brésil, le gouvernement, des institutionnels, les opérateurs touristiques et des bénévoles). Ayant pour but la mise en valeur et la protection de cet écosystème unique, l’objectif de ce sentier est de connecter plusieurs parcours déjà existants, comme la Trilha Transcarioca à Rio ou la Traversée du Parque da Serra dos Órgãos, pour créer un sentier global pouvant être parcouru dans son intégralité ou par petit tronçon. Le parcours possède un tracé principal et des tracés alternatifs pour attirer le public le plus large possible (randonnée à cheval, à vélo, à pied).

 

Selon les créateurs du projet, la région fut choisie non seulement pour sa beauté, mais aussi pour son importance écologique. Bien qu’aujourd’hui la surface de la forêt atlantique ne représente plus que 8,5% de sa superficie originale. C’est l’un des écosystèmes les plus riches en biodiversité au monde, avec plus de 20.000 espèces d’arbres recensés et plus de 1.500 espèces d’animaux dont plusieurs centaines endémiques à cette région. Les responsables espèrent promouvoir un tourisme durable, créer des revenus pour les communautés locales et de manière plus générale reconnecter la population des grands centres urbains avec la nature, pour une prise de conscience collective de la nécessité de promouvoir et de protéger ce patrimoine.

 

Jusqu’à présent, 80% du chemin est déjà signalisé, mais il reste encore beaucoup de travail. Chaque État étant responsable et autonome pour développer et aménager le parcours selon les projets locaux. Le Brésil possède déjà une très grande variété de sentiers de randonnées, notamment dans la région de la Costa Verde et ses villages de pêcheurs, mais rien ne se compare à la dimension du Caminho da Mata Atlântica…

 

Alors prêt à enfiler vos chaussures de randonnée ?

Le tracé du sentier du Caminho da Mata Atlântica


La faune et la flore du Caminho da Mata Atlântica


Pour aller plus loin :

www.caminhodamataatlantica.com.br

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L’équipe de Terra Brazil visite la Cervejaria Bohemia

L’équipe de Terra Brazil visite la Cervejaria Bohemia

Par Sébastien, le 07/02/2019

La bière et les brésiliens, une véritable histoire d’amour ! À la plage, dans la rue, la bière est la boisson nationale au Brésil. Troisième producteur mondial avec 14 milliards de litres produit par an et le quatrième pays consommateur avec une moyenne de 68 litres consommés par personne et par an (pour 120 millions de consommateurs). Vous l’aurez compris, la bière est un sujet sérieux qui occupe une place importante dans l’économie du pays. Au quotidien, ne vous avisez jamais de servir une mousse tiède à un brésilien sous peine de crime de lèse-majesté. Ici, on sert la bière geladissima ! Un défi dans un pays tropical…

Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©
Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©

Aujourd’hui et pour le plus grand plaisir de l’équipe de Terra Brazil, nous vous emmenons découvrir le berceau de cette histoire d’amour, le siège historique de la marque Bohemia dans la ville de Petrópolis. Véritable monument du patrimoine national, la Bohemia fut la première bière brassée dans le pays en 1853 sous l’impulsion de l’empereur Don Pedro ll et de l’entrepreneur Henrique Leiden.

Ouvert au public après rénovation en 2012, la brasserie originale de la marque offre au visiteur un musée, un bar restaurant et une boutique.

Visite guidée…

Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©
Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©

Le musée propose à travers une vingtaine de salles un voyage intéractif à travers l’histoire, la composition et les étapes de production du précieux breuvage. De l’antiquité, jusqu’aux salles de fermentation et décantation, la bière n’aura plus de secret pour vous.

Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©
Musée de la bière - Cervejaria Bohemia ©

Le petit plus, la visite est entrecoupée de 3 dégustations. L’occasion de découvrir la large gamme de saveurs répondant à l’engouement actuel pour les bières artisanales.

L´equipe de Terra Brazil à la Cervejaria Bohemia

Le restaurant du dernier étage propose une carte variée où chaque plat est accompagné d’une suggestion de bière.
Pour finir cette visite passage obligé par la boutique, impossible de rentrer à Rio les mains vides…

 

Une idée de visite à ne pas manquer lors de votre passage dans la ville impériale de Petrópolis !

L´equipe de Terra Brazil à la Cervejaria Bohemia
L´equipe de Terra Brazil à la Cervejaria Bohemia
L´equipe de Terra Brazil à la Cervejaria Bohemia
L´equipe de Terra Brazil à la Cervejaria Bohemia
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Notre préférée : La 838 PALE ALE

Une bière à l’amertume prononcée avec des arômes de houblon intenses, des notes d’agrumes, de fruits et de malt. Elle a été élue meilleure bière de sa catégorie au Festival de la bière brésilienne de 2016. Nous on adore !

- Bière 838 PALE ALE - Cervejeira Bohemia © -
- Bière 838 PALE ALE - Cervejeira Bohemia © -

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Jean Paul Gaultier Carnaval

Jean-Paul Gaultier au carnaval de Rio de Janeiro

Jean-Paul Gaultier au carnaval de Rio de Janeiro

Par Sébastien, le 03/02/2019

Cette année le carnaval de Rio de Janeiro aura sa french touch’. Pour la première fois dans l’histoire des défilés du carnaval de Rio de Janeiro, un styliste étranger a été convié à s’associer au processus de création des costumes… et ce n’est autre que le couturier français, Jean Paul Gaultier.

 

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L’enfant terrible de la mode, comme on le surnomme, a été invité par l’école Grêmio Recreativo Escola de Samba Portela, ou plus simplement la Portela, a travaillé en collaboration avec l’artiste et créatrice brésilienne Rosa Magalhães (carnavalesca plusieurs fois récompensée) à l’élaboration des costumes du défilé du Carnaval 2019. L’école la plus primée du carnaval carioca a cette année choisie comme thème de rendre hommage à l’emblématique chanteuse de Samba brésilienne, Clara Nunes, disparue le 2 avril 1983.

 

Le couturier rendu célèbre pour ses créations irrévérencieuses détournant les codes de la haute couture traditionnelle va pouvoir explorer un nouvel espace de création. On ne pouvait imaginer meilleure association que celle de l’univers du styliste et l’exubérance colorée du Carnaval de Rio de Janeiro.

Non seulement le créateur réalisera les costumes d’une des « Alas » (nom donné à une section de la parade) mais sera aussi présent lors du défilé sur un des chars allégoriques de l’école de Samba.

Jean Paul Gaultier s’est déjà rendu à Rio de Janeiro en octobre dernier pour visiter le barracão (atelier de fabrication) de l’école, travailler avec Rosa Magalhães et rencontrer les équipes de la Portela.

La Portela sera la troisième école de Samba à défiler le lundi 4 mars prochain et tentera de reconquérir son titre de 2017. Rendez-vous donc dans les gradins du sambódromo pour admirer le résultat de cette collaboration inédite !
Et que le meilleur gagne !

 

 

Venez découvrir notre circuit spécial Carnaval 2019

« Les 1001 facettes du Carnaval ! »

 

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L’équipe Terra Brazil à l’échauffement pour le Carnaval 2019

L’équipe Terra Brazil à l’échauffement pour le Carnaval 2019

Par Luisa, le 14/12/2018

Les fortes chaleurs d’été sont arrivées, les vacances scolaires de fin d’année approchent à grands pas. Neuf mois déjà que les festivités du Carnaval 2018 sont derrière nous, la « Saudade » se fait sentir… Autant de signaux qui nous annoncent l’arrivée tant attendue du prochain Carnaval ! Un certain enthousiasme, une sorte d’impatience s’installent petit à petit au coeur des foyers brésiliens. L’équipe Terra Brazil ne tient déjà plus en place…

Les dates sont connues depuis longtemps : l’édition 2019 aura lieu du 1er au 6 Mars 2019. Ce sont 6 jours complets d’animation dans toutes les villes du Brésil. Les fanfares envahissent les rues, les défilés de chars attisent les foules sur les grandes avenues, la musique est partout !

char du carnaval rio
Char du carnaval au Sambodrome

C’est clairement un moment unique à vivre au moins une fois dans une vie. Et dans le but de promouvoir la meilleure expérience possible à ses voyageurs, l’équipe Terra Brazil a remis le bleu de chauffe afin de participer activement aux préparatifs de ce grand événement.

 

Le Carnaval, comme tout grand événement, exige une énorme organisation. À Rio de Janeiro, les premiers à l’oeuvre sont les Écoles de Samba. Dès la fin du précédent Carnaval, elles se sont déjà plongées dans la préparation des prochains défilés 2019. Tout doit être prêt pour le grand jour, la pression est énorme.

 

Les préparatifs au sein des Écoles se divisent généralement entre deux adresses :

  • la « quadra de samba » située dans le quartier d’origine de l’école. C’est l’endroit où se passe les répétitions de musique et de danse.
  • le « Barracão » de l’école au coeur de la « ville de la samba ». Énorme structure où se concentrent les 12 meilleures Écoles, située dans le centre de Rio. Lieu de production des imposants chars et des déguisements.

Notre mission carnaval du jour

Visite du « barracão » de l’école Grande Rio et supervision de l’avancement de la construction des chars et de la confection des déguisements.

 

Nous accèdons par une petite porte à l’intérieur de l’immense hangar. Le ton est donné : d’imposantes structures métalliques et en bois montées sur d’énormes chassis se dressent devant nous. Les soudeurs sont à l’oeuvre, les chars prennent forme petit à petit. Nous prenons de la hauteur afin de mieux apprécier les travaux en cours et sortons les appareils photos… « Não não não não ! ». Interdiction formelle de prendre des photos. La discrétion est de mise car l’esprit de compétition règne sur la « Cidade do Samba ». Chaque école se prépare secrètement pour le Jour-J, l’enjeu est de taille à seulement 3 mois du carnaval.

 

Nous sommes chaleureusement accueillis par notre guide Eneida qui nous présente toutes les étapes de construction des ces énormes structures. Aujourd’hui, ce sont environ 60 personnes fixes qui travaillent uniquement sur le montage des chars. Les équipes peuvent atteindre 300 personnes sur les missions de finalisation et décoration des chars.

 

Nous poursuivons en direction du 4e étage du Barracão pour une présentation de l’histoire du Carnaval et de l’école Grande Rio. Explication du calendrier annuel de l’école : de la création du « Samba-enredo » (la musique que donne le ton au défilé) à la définition du design et la confection des déguisements.

 

L’endroit devient un véritable labyrinthe coloré entre salles de confections, de couture, de montage, salle secrète, etc. Les « bonjour », les sourires des personnes qui travaillent, les perles, les plumes et paillettes nous plongent dans un univers magique et enchanteur.

 

Nous arrivons au fond d’un long couloir, d’où sort une petite musique. Notre guide ouvre la porte et nous voila au paradis : une salle pleine de déguisements nous attend, une véritable explosion de couleurs ! « Je veux les bottes à paillettes rouges !!! » s’exclame notre cher collègue qui nous met dans l’ambiance.

 

Nous rendons à regret nos magnifiques tuniques, des restes de paillettes dans les cheveux. Une dégustation de caipirinha nous est offerte pour nous remettre de nos émotions.

Des photos plutôt que des mots :

A la sortie du « barracão », notre guide nous conduit à une petite tente au centre de la Cidade do Samba : Surprise ! Une équipe de jeunes de l’association Pimpolhos, partie intégrante du projet social de l’école Grande Rio, nous invite à une nouvelle dégustation de joie de vivre, musique et danse. Cours de danse et de percussions : nos jeunes professeurs nous apprennent quelques pas au son des percussions. Nous nous équipons de tambourins et autres instruments, pour nous mettre dans le rythme. Notre imaginaire nous transporte dans l’ambiance au cœur du Sambodrome, sur l’avenue des défilés, accompagnés d’environ 300 musiciens qui composent la « bateria » (cet orchestre d’instruments à percussion, qui accompagne le chant et donne le rythme du défilé de l’école).

Notre constat est unanime : « Vivement le début du Carnaval 2019 ! »

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