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Bahia & Salvador
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Voyage a salvador de bahia : Camdoble, Capoeira et Croyances du Bresil
   
Voyage a salvador de bahia : Camdoble, Capoeira et Croyances du Bresil
   
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Candomblé et Capoeira
Voyage a salvador de bahia : Camdoble, Capoeira et Croyances du Bresil
 
La magie du Candomblé

Si Salvador n’est plus depuis belle lurette la capitale du Brésil, la ville est demeurée la capitale religieuse du pays. C’est à Salvador que le premier diocèse catholique fut fondé et le cardinal de Salvador est toujours le premier évêque du Brésil.
Parallèlement, le Candomblé, cette religion animiste qui tire ses racines d’Afrique de l’Ouest est largement pratiquée à Salvador et dans la région.
La est d’ailleurs surnommée la “Rome noire”, qui abrite les plus anciens et les plus authentiques maisons de candomblé (ou “terreiros”).

 
Résistance à l'évangelisation
Lorsqu’il arriva dans la baie de tous les saints en 1549, avec les premiers jésuites, le gouverneur général du Brésil, Tomé de Souza avait comme instruction d’user de tous les moyens pour assurer la conversion des natifs de la région, qui révéraient Jaci, le soleil, Coaraci, la lune et Tupa, le Dieu du tonnerre.
Ces croyances furent prohibées et leur pratique réprimée.
Ayant l’interdiction de pratiquer leur religion, les esclaves associèrent leurs orixas avec les saints catholiques. Les deux religions commencèrent ainsi à se fondre en une seule dans un processus de syncrétisme.
Ainsi Yemanja, mère de tous les orixás et déesse de la mer, est associée à Notre-Dame-de-la-Conceição.
Oxalá, père de tous les orixás, au Senhor do Bonfim ou à Jésus Christ.
Omulu, qui protège des maladies, à São Lázaro (Saint Lazare).
Ogum, un saint guerrier, à Santo Antônio.
Oxóssi, le chasseur, à São Jorge.
Oxumaré, São Bartolomeu, est symbolisé par un arc-en-ciel.
Xangó, le dieu de l’orage et de la justice, est identifié à São Jerônimo.
Enfin Exú fait fonction de messager entre les dieux et les êtres humains.
Cette dualité permit la poursuite des pratiques religieuses de tous les Bahianais, qu’ils soient descendants d’Africains, d’Européens ou d’Indiens.

Si Salvador compte aujourd’hui quantité de terreiros, on y trouve également des centaines d’églises catholiques, 365 même à ce qu’on dit (ça tombe bigrement bien …).
Entre autres, l’église Notre-Dame-des-Noirs symbolise la discrimination religieuse qui frappa les noirs. Elle fut construite par des esclaves pour l’usage des personnes … de racines africaines, les noirs ne pouvant à l’époque prier avec les Brésiliens d’ascendance européenne.
 
Foi et vie quotidienne
De nombreuses coutumes issues du catholicisme, du candomblé ou des religions indigènes se retrouvent dans le comportement quotidien des Bahianais, comme l’usage d’habits blancs le vendredi, où l’existence même des vendeuses d’acarjés (des beignets fourrés à la viande, au poisson ou aux légumes).
Etre une “ Baiana de acarajé ” a une signification bien plus grande qu’être une simple vendeuse de rue, ces femmes choisissant cette profession pour remplir leurs obligations religieuses, en priant l’orixá spécifique qui les protège, dans leur costume traditionnel.

Dans les innombrables terreiros, une série de festivals est organisée tous les ans, chacun dédié à un orixa.
On compte également de nombreux pèlerinages et processions qui attirent des milliers de visiteurs. Les plus importants sont les festivités de juin en honneur à Santo Antonio, São João et São Pedro, qui sont célébrées partout dans l’Etat avec leur lot de danses, boissons et nourriture, en plus de l’aspect purement religieux.
Autres festivités d’intérêt, celles en l’honneur du Senhor do Bonfim.
Patron des marins portugais, la dévotion à son égard commença en 1669, à Setubal (Portugal). En 1745, le Portugais Teodosio Rodrigues de Farias, rescapé d’une tempête, construisit l’église à Salvador, en haut de la colline Monte Serrat, plus tard appelée colline do Bonfim et aujourd’hui connue comme la Colina Sagrada.
 
La Capoeira

La Capoeira est l’un des aspects les plus fascinants de la culture brésilienne. Le capoeiriste est à la fois athlète, danseur, acrobate, farceur, comédien et musicien.
Ayant l’interdiction de pratiquer les arts martiaux (cela pouvant les rendre plus redoutables en cas de révolte contre leurs maîtres) les esclaves ont travesti leurs luttes en spectaculaires mouvements de gymnastique, créant ainsi un rituel unique, en réalité une véritable préparation au combat.
Ainsi naquit la Capoeira, danse autant qu’art du combat, et résultat de la rencontre forcée des différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil au cours des trois cents ans que dura l’esclavage.
L’une des particularités de la Capoeira est sa musicalité. Cet art martial s’exécute en effet sur des rythmes sobrement joués à l’aide de tambours, de tambourins, et sur l’instrument emblématique de la Capoeira, le Berimbau, arc en bois tendu par un fil de fer et orné d'une calebasse faisant office de caisse de résonance.
Longtemps interdite et réprimée, même après l’abolition de l’esclavage, la Capoeira ne fut autorisé par le gouvernement qu’en 1937 où elle fut enfin reconnue pour sa valeur culturelle, éducative et artistique.
Elle est à présent largement enseignée et pratiquée, dans les écoles et dans la rue, mais aussi dans les universités, les ateliers de théâtre, les écoles de cirque et les centres de sport au Brésil et ailleurs dans le monde.
Si la Capoeira est populaire dans le monde entier, c’est à Salvador précisement qu’elle prend toute sa dimension.

 

 

 

 

 

 

 

   

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