Nordeste |
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| Mystères du Sertão |
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Si le mot sertão est généralement lié à la région du Nordeste du Brésil, son sens originel se réfère à une zone éloignée des centres urbains, ou aux arrière-pays et campagnes (il peut être comparé au concept d’outback, en Australie).
Le sertão du Nordeste se caractérise par la prédominance d'un climat semi-aride et l’alternance de périodes de pluies et de sècheresses.
Certaines sont terribles, qui durent plusieurs années, ravageant les faibles récoltes, décimant les maigres troupeaux, et poussant à l’exode les sertanejos (les habitants du sertão).
Sur cette terre de misère couverte de caatinga (écosystème typique du sertão, composé d’arbustes épineux, de cactus et d’herbes drues) s’est développé un artisanat et un folklore d’une grande diversité et d’une richesse créative exceptionnelle.
Figurines de bois, statuettes de céramique, littérature de cordel, forró, le Nordeste abonde de traditions et compte parmi ses représentants quelques véritables légendes, comme J. Borges, maître de la littérature de cordel, ou encore Luiz Gonzaga, surnommé le roi du forró, et inspirateur de la jeune garde musicale brésilienne. |
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Le Sertão nordestin, terre de fables et de secrets |
Au cœur de cette formidable culture populaire, deux figures incontournables, presque obsédantes.
D’une part les retirantes, personnages faméliques fuyant la sécheresse, abandonnant tous leurs biens pour rejoindre à pied, baluchon à l’épaule, l’une des villes de la côte.
D’autre part les cangaceiros, fabuleux bandits de grands chemins qui écumèrent jusqu’aux années 1930 les immenses espaces désertiques, terrorisant les puissants comme les plus humbles.
Toujours des histoires d’hommes, aux prises avec une terre ingrate et implacable qui leur a enseigné à gagner durement leur vie et à la consommer sobrement.
Si les sertanejos sont à son image, dépouillés et hermétiques, ils savent aussi faire preuve d’une irréprochable solidarité envers leur voisin, et d’une admirable hospitalité envers l’étranger.
Voilà qui constitue la plus belle des invites pour le voyageur curieux …
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Sertão, sur les traces de Lampião |
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| Jour 1 : RECIFE – BEZERROS – CARUARU – ALTO DO MOURA - PESQUEIRA |
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Ce programme est une invitation à découvrir le coeur du Nordeste, le Sertão, univers hostile et peu peuplé, berceau de la culture populaire brésilienne. En cinq étapes, nous découvrons les richesses de cette région : ses paysages, son artisanat, sa musique, sa gastronomie et la chaleur de ses habitants.
Départ à 9:00 en transport privé avec notre guide francophone pour Caruaru (à 135 km de Recife). Nous faisons d’abord halte à Bezerros, où naquit et réside le poète graveur Jota Borges, l’un des plus fameux auteurs de la littérature de cordel. Sur le modèle de la littérature de colportage en France, la littérature dite «de cordel» trouve son origine dans la tradition orale et les récits des poètes populaires. Présente dans tout le Brésil, c’est dans le Nordeste qu’elle a acquis ses lettres de noblesse. Devenus très populaires, depuis la seconde moitié du 19e siècle, les folhetos, comme on appelle ces ouvrages, sont le plus souvent écrits en vers. On les trouve sur les marchés populaires exposés sur des cordes (d’où le nom de «cordel»).
Visite des ateliers de Jota Borges, de Jota Miguel (fils de Jota Borges) ainsi que le très complet Musée de l’artisanat du Pernambuco (fermé le lundi).
Puis nous nous arrêtons à Caruaru (à 132 km de Recife) pour visiter la Feira de Caruaru considérée comme la plus grande foire du Nordeste. On y vend toutes sortes de choses : objet d’artisanat les plus divers, cuir, bois, figurines de terre cuite, meubles, outils…
Ce marché est particulièrement vivant le samedi, et on y rencontre alors toute la faune bigarrée et étonnante des petits métiers traditionnels du Nordeste.
Visite du Museu do Forró (fermé le lundi) dédiée à cette musique extrêmement populaire du Nordeste et à son «Roi», Luis Gonzaga.
Après le déjeuner (non compris), visite du village de Alto do Moura à 5 km de Caruaru. Ce village est la cité natale de Mestre Vitalino, célèbre sculpteur céramiste d’art populaire du Nordeste, créateur de ces figurines en terre cuite représentant les personnages typiques de la vie dans le sertão ou du folklore (maracatu, bumba meu boi).
En milieu d’après-midi, nous reprennons la route vers Pesqueira (80 km).
Entrée des musées et sites non compris. Repas non compris. Nuit à l’hôtel. |
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| Jour 2 : PESQUEIRA – CRUZEIRO DO NORDESTE – SERRA TALHADA - TRIUNFO |
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Départ à 9:00 en direction de Serra Talhada (201 km) où nous visitons la maison natale de Virgulino Ferreira da Silva, dit «Lampião», le Roi des cangaçeiros, ces bandits de grand chemin, figures emblématiques du Sertão. Fils d’un paysan assassiné par des propriétaires terrien, «Lampião», animé par l’esprit de vengeance et accompagné d’une bande de desperados, sèma la terreur depuis l’Alagoas jusqu’au Ceará pendant près de vingt ans (de 1920 à 1938). Sorte de Robin des bois local (en beaucoup plus cruel), il défend ses amis contre les injustices et distribue aux pauvres la nourriture issue de ses pillages. Lui et son épouse, Maria Bonita, deviendront vite des personnages mythiques du sertão.
En chemin, nous ferons une petite halte à Cruzeiro do Nordeste, modeste village où fut filmé Central do Brasil, l’un des succès brésiliens de ces dernières années. Après le déjeuner (non compris), nous montons jusqu’à la charmante petite ville de Triunfo (35 km), perchée sur sa montagne, véritable oasis au milieu du Sertão.
Repas non compris. Nuit en pousada (simple). |
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| Jour 3 : TRIUNFO – SERTÂNIA – SÃO JOÃO DO CARIRI |
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Après le petit-déjeuner, nous descendons de la Serra pour rejoindre Sertânia (140 km), petite bourgade perdue connue seulement pour son artisanat. Nous y visitons l’atelier du Mestre Carlos Fernando, ébéniste talentueux qui s’est construit une réputation internationale pour ses statuettes de retirantes, ces hommes et femmes faméliques fuyant les sécheresses du sertão pour chercher ailleurs de quoi subsister.
En quête d’un avenir meilleur, beaucoup vinrent grossir les favelas des grandes villes de Recife ou de São Paulo.
Enfin direction São João do Cariri (117 km) et ses paysages typiques de caatinga : cactus, arbres secs, ciel de plomb et soleil brûlant. Nous nous installons pour la nuit dans une fazenda.
Repas non compris. Nuit à la fazenda. |
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| Jour 4 : JOURNEE A LA FAZENDA |
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Après un délicieux petit-déjeuner sertanejo, nous partirons avec un guide local pour une marche à travers les fantastiques paysages de cette région du Cariri. Là, au milieu du Sertão, la Nature a sculpté d’énormes roches pour leur donner les formes les plus étranges.
Avant que la chaleur ne devienne insoutenable, nous rentrerons à la fazenda nous rafraîchir au bord de la piscine. Après la sieste, nous repartons pour une randonnée jusqu’à la pierre du Pai Mateus, un «shaman» qui vécut en ermite dans la région au 18e siècle. Là, nous assistons au merveilleux spectacle du coucher du soleil sur la caatinga.
Repas non compris. Nuit à la fazenda.
Option déjeuner : plat traditionnel cuit dans la terre, recette ancestrale des indigènes (10 personnes mini).
Option soirée : concert de forró (10 personnes min). |
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| Jour 5 : SÃO JOÃO DO CARIRI – CAMPINA GRANDE- RECIFE |
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Le matin, nous quittons la fazenda pour rentrer sur Recife (ou Olinda). En chemin, nous faisons halte près de Campina Grande pour visiter la Pedra do Ingá, une roche couverte d’inscriptions rupestres dont le sens et l’origine donnent lieu à de nombreuses controverses au sein de la communauté scientifique internationale. Après le déjeuner (non compris), nous quittons la route nationale pour traverser une magnifique région de plantations de canne à sucre et arriver, en fin d’après-midi, à Recife (ou Olinda).
Repas non compris. Nuit en pousada à Olinda. |
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