Infos Brésil |
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Falcão, Sócrates, Zico, stars des années 80 |
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Mazinho, Bebeto, Romario, coupe du monde 1994 aux Etats Unis |
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Ronaldo, Adriano, Kaká et Robinho célèbrent un but durant les éliminatoires de la coupe du monde 2006. |
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L'engouement vaut aussi pour le football féminin.
Ici Marta, la meilleure joueuse du monde, finaliste de la coupe du monde 2007 en Chine.
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 Terra Brazil, tour operator au Brésil |
Le football au Brésil |
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Comme dans de nombreux
endroits du monde, le football est arrivé
au Brésil dans les bagages de marins anglais.
Si São Paulo voit se dérouler les
premiers matchs officiels en 1894, c'est à
Rio qu'est fondé le premier club brésilien,
le Fluminense Football Club, en 1902. Rapidement,
d'autres clubs voient le jour dans les grandes
villes du pays.
Dans une société fortement cloisonnée
et hierarchisée, ces clubs deviennent immédiatement
les porte-étendards de telle classe sociale
ou de telle communauté.
Ainsi à Rio le Flamengo, équipe
des secteurs ouvriers et populaires, est le principal
rival du Fluminense, le club des riches où
les joueurs noirs étaient interdits jusque
dans les années 30.
A São Paulo, Palmeiras est le club des immigrants
italiens, Corinthians celui des Espagnols. etc
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L'équipe
championne du monde en Suède en 1958 Debouts de
gauche à droite : Desordi, Zito, Belini, Nilton
Santos, Orlando, Gilmar. Premier rang de gauche
à droite : Garrincha, Didi, Mazzola, Pelé, Zagallo,
Mario Americo (masseur) |
Initialement sport d'élite, le football, facile
à pratiquer et doté de règles simples,
avait dès sa naissance les atouts pour devenir
le sport universel qu'il est aujourd'hui.
Au Brésil, son rapide et profond ancrage social
ainsi que les possibilités de promotion sociale
qu'il offre aux meilleurs joueurs ont amplifié
sa popularisation, faisant accéder le "futebol"
au statut de "quasi-religion".
C'est sur la scène internationale que ce phénomène est le plus visible.
Seul pays à avoir participé à toutes les phases finales de coupe du monde, le Brésil a du patienter pour voir sa "seleção" consacrée.
Après trois participations infructueuses, la coupe du monde de 1950, organisée au Brésil, est l'occasion rêvée de décrocher le titre.
Mais une défaite en finale contre l'Uruguay ruine les espoirs de tout un peuple ...
Un article intéressant sur la coupe du monde de 1950 : Mondial 1950 - de la joie au desespoir
C'est finalement en Suède, en 1958, que le Brésil inscrit pour la première fois son nom au palmarès de l'épreuve.
Dans les rangs de la seleção brésilienne, un jeune talent de 17 ans à peine explose aux yeux du monde. Pelé vient d'écrire les premières pages de sa légende.
Il est le joueur emblématique d'une génération de surdoués dont la victoire en 1958 préfigure la décenie de domination mondiale qui va suivre.
Garrincha, Tostão, Rivelino, Didi, Nilton Santos, Vavá, Jairzinho, Zito, Djalma Santos, Carlos Alberto Torres, Gérson ... jamais un pays n'aura compté avec une telle densité de joueurs de classe mondiale.
Ils sont les dépositaires de ce qui dès lors est désigné comme le "foot samba" : un football offensif, exécuté par des artistes à la technique irréprochable, dotés d'un brin de folie, et pour qui le football est avant tout un jeu.
Un jeu qui enchante le monde entier et permet aux "auriverdes" (jaune et or) de remporter à nouveau le titre suprême par deux fois.
En 1962 au Chili, Pelé se blesse dès le premier match, et c'est le génie de Garrincha qui porte les siens vers la victoire.
En 1970 au Mexique, le Brésil emmené par un Pelé à son meilleur niveau survole la compétition et remporte le titre pour ce qui est aujourd'hui considéré comme l'apothéose d'une équipe d'exception. |
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Le Brésil, éternel candidat au titre suprême |
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Par la suite, le Brésil est resté le
formidable réservoir de talents que l'on connaît
(Zico, Sócrates, Falcão, Júnior
dans les années 80, Romario et Bebeto dans les
années 90, Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et Kaká
plus récemment), et a enrichi son palmarés
par deux fois (Etats Unis 1994 / Japon - Corée
2002) devenant ainsi le pays le plus titré avec
5 victoires.
Cette domination mondiale représente l'une des plus grandes fiertés brésiliennes.
Dans un pays immense caractérisé par sa diversité géographique, ses contrastes culturels et ses disparités sociales, aucun thème n'est plus fédérateur, aucune cause plus porteuse d'unité que le football.
Lorsque débute la phase finale de la coupe du monde, la fièvre qui s'empare du pays est difficilement descriptible : partout ce sont des drapeaux qui fleurissent aux fenêtres, des maillots jaune et or arborés fièrement dans la rue, des fresques porteuses d'encouragements qui couvrent les murs des villes ...
Le Brésil vibre pour sa seleção,
et l'on ne discute pas de savoir si celle-ci peut remporter
le tournoi, mais de la meilleure équipe à
aligner pour ramener la coupe au pays.
Et tant pis si, dans une époque qui voit prédominer les systèmes de jeu défensifs, les artistes brésiliens ne régalent plus que par intermittance de leur foot samba.
Seule compte la victoire, car elle seule permet au Brésil de conserver ce qui lui vaut une reconnaissance internationale, le rang de meilleure équipe du monde.
La coupe du monde de football sera organisée au Brésil en 2014, et plus que jamais les joueurs brésiliens auront le devoir de gagner pour ne pas décevoir l'immense attente que cette perspective suscite déjà. |
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